challenge “je relis les classiques” : Théophile Gautier

Théophile Gautier : La Morte amoureuse et autres nouvelles fantastiques

Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 18111 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, est un poèteromancier et critique d’art français.

La Morte amoureuse et autres nouvelles fantastiquesLa Morte amoureuse est une nouvelle fantastique de Théophile Gautier, parue en 1836 dans La Chronique de Paris.

Le vieux Romuald raconte à un autre ecclésiastique qu’il nomme “frère” les faits étranges qui ont suivi son ordination. Alors jeune prêtre d’une cure de campagne, il vit une expérience troublante : le jour il est homme d’église, la nuit il est un riche seigneur de Venise. Cette existence bicéphale prend sa source avec la rencontre de Clarimonde, une courtisane sur laquelle courent les plus sordides rumeurs. Frère Sérapion met en garde Romuald : il ne doit pas se laisser tourmenter par une goule, une vampire qui n’a d’autre volonté que de l’éloigner de Dieu. Mais la fascination qu’elle exerce sur lui est telle qu’il naît entre eux un amour plus fort que la mort. Un amour qui permit à Clarimonde de revenir d’un endroit “Sans Soleil ni Lune” pour rejoindre son aimé. Pour Romuald tout est de plus en plus confus. Il ne sait qui, d’entre le prêtre ou le gentilhomme, est l’identité chimérique. Mais un soir, il découvre que Clarimonde le drogue pour qu’il s’endorme profondément de façon à ce qu’elle le pique de son aiguille en or ; et de se nourrir parcimonieusement du sang vermeil de Romuald. Violemment encouragé par Sérapion, ils vont chercher tous deux la tombe de Clarimonde dans le cimetière de la commune. Trouvant l’emplacement du cercueil, le vieil abbé Sérapion n’hésite pas à le profaner. La belle courtisane y gît, blanche mais fraîche, sereine, un filet de sang coulant de ses lèvres. Saisi d’une rage folle, Sérapion exorcise la morte dont le cadavre se disloque en un tas de ” cendre et d’os “. Romuald conclura son récit par cette sentence : “Ne regardez jamais une femme, et marchez toujours les yeux fixés en terre, car, si chaste et si calme que vous soyez, il suffit d’une minute pour vous faire perdre l’éternité.”

début de lecture : 15/05/2012

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